À la tienne mon salaud !
À lesprit je nai plus les mots,
Simplement entre mes mains
Le cul dun joint,
Dont jaspire les vapeurs
Et profite des saveurs.
 
Tu nexistes plus.
Elle nexiste plus.
Seul reste le vent
Qui caresse mon visage
Lorsque je cours au devant
Des falaises et des rivages
 
Alors je cours, je cours et jamais ne tombe.
Pourtant je cours, je cours et sans cesse tombe.
Je me sentais pousser des ailes dotées de plumes,
Je me les sens arrachées avec amertume.
 
Je tombe, je tombe mais jamais ne mécrase.
Je tombe, je tombe mais jamais ne vole.
Laissez moi planer, je nai pas peur de mécraser,
Par le courant de la vie je me laisse guider.
 
Jexiste, jexiste mais jamais ne vis,
Jexiste, jexiste mais jamais ne meurt.
Tel est mon ennui, telle est ma douleur.