Voilà des semaines,
Tout ce temps où tu ne réponds pas.
Tout ce temps, je reste seul avec ma peine.
Tout ce temps, je me cache et tremble du trépas.
 
À quoi bon perdre mon temps ?
Jaimais me faire à lidée de ta présence,
Sans remettre en doute ton existence.
Jaimais avoir quelquun à qui me confier,
Et qui peut-être marche à mes côtés.
 
Quest-ce qui pourrait être plus beau
Quêtre ami du ciel et des oiseaux ?
Quy a-t-il de mieux à faire,
Que de réciter un quatrain face à la mer ?
 
Quy a-t-il de plus stupéfiant
Que de voir des idées devenir mots,
Que portés par les vents
Ceux-ci volent aux plus hauts
Et taquinent les nuages,
Là-haut, là où les âmes nont pas dâge ?
 
Tu ne fus quune illusion.
Certes comme tout le reste ici,
Mais après toutes ces divagations,
Jaurais aimé que tu me sortes de mes apories.