Le vide et vous,
Avez de commun
Labsence de ma main,
Le récit que je fuis,
La douleur de ma vie.
 
Le vide et vous
Êtes si lointain
Et pourtant si présent.
 
Vous êtes marquise,
Non de mon destin,
Mais dans mon cœur
En terre conquise.
 
Ô chagrin, écorché vif;
Tu m'a laissé noyé,
Naufragé sur un récif.
 
Ô malin ! Esprit !
Démon ! Je vous envie.
Vous menivrez.