Me voilà perdu, renié
Par ma tant désirée.
Me voilà, je le crois, méprisé.
Mais Dieu ! ou n’importe qui d’autre,
Dites moi donc la vérité
Sur cette histoire qu’est la nôtre.
 
Mais aidez-moi bordel !
Regardez donc ma vie
Se détruire par ces querelles
Qui emplissent mon esprit !
 
À quoi servez-vous nom d’un dieu ?
Où est passé le père protecteur
Prêché par les curés aux saintes pudeurs
Et aux temples brillants de mille feux ?
 
À quoi bon toutes ces églises
Et tout ces autres édifices,
Si nous sommes délaissés
Au joug de la vie, ses artifices
Affirmant leur emprise
Sur nos sombres pensées ?
 
Mais pansez-moi bordel !
Regardez donc ma vie
Et de douleurs ce panel
Qui petit à petit s’élargit.
 
Seul dans le noir,
Je crie, et je crie encore
Au plus grand désespoir !
Dans l’espoir que l’on m’entende.
Dans l’espoir que l’on m’attende,
Je crie encore et je crie plus fort.
 
Alors aimez-moi bordel !
Voyez donc l’ennui
Jeune demoiselle,
Celui de mon cœur meurtri.