Je cours à travers champs.
J’écris à travers chants.
Je marche aux sommets des cordillères
espérant que l’on entende mes prières.
 
Je vascille.
Je sautille et me tortille
Pour tenir bon.
Il suffirait pourtant d’un bond,
Pour mettre fin
À ce supplice quotidien
Qu’est la douleur,
Celle qui emplit mon coeur.
 
Je plonge sous les eaux
Sombres, et les bateaux,
Je laisse au hasard le délice
De décider si j’éviterais les hélices.
 
Mon sort m’importe peu.
Je remets au destin ma vie,
Qu’il en fasse ce qu’il veut
Selon ses dessins ou ses envies.